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Bienvenue Nous vous invitons à lire ici des articles clairs, concrets et efficaces, rédigés par les membres de l’équipe médicale du CIEM. Notre volonté est de vous sensibiliser à travers une information fondée sur nos compétences et notre expérience.
Bonne lecture.
L’équipe médicale du CIEM.

Coroscanner

Le coroscanner ou scanner coronaire permet la visualisation des artères qui irriguent le cœur (les artères coronaires) et nécessite donc l'injection d'un produit de contraste.

L'objectif principal de cet examen est de rechercher la présence de plaques d'athérome pouvant provoquer angine de poitrine, infarctus du myocarde, mort subite. L'amélioration technique continue du coroscanner permet de bénéficier d'une résolution temporelle optimale mais la résolution spatiale reste limitée.

Quelles sont les indications du coroscanner ?

  • L'indication principale du coroscanner est la douleur thoracique atypique, chez un patient à risque faible ou moyen de maladie coronarienne.
  • Les autres indications sont : 
    • Les douleurs atypiques pour lesquelles il n'y a pas d'argument suffisant pour poser l'indication d'une coronarographie qu'il y ait ou non des facteurs de risque athéromateux ou des antécédents familiaux.
    • Lorsque l'épreuve d'effort et/ou la scintigraphie est ininterprétable, douteuse ou non contributive. Dans ces cas, le coroscanner réalisé en première intention permet d'éliminer une lésion coronaire.
  • Par ailleurs certaines circonstances (troubles du rythme et/ou de la conduction cardiaque, présence d'un stimulateur cardiaque) rendent l'épreuve d'effort ininterprétable et imposent, dès le moindre doute, la réalisation d'explorations plus précises, dont le coroscanner vient le plus souvent en première intention.

Dans quelles circonstances ne faut-il pas faire de coroscanner ?

Le coroscanner n'est pas recommandé comme examen de dépistage chez les sujets asymptomatiques sans suspicion clinique de coronaropathie. Le coroscanner n'est pas indiqué lorsque le patient présente des douleurs thoraciques typiques d'angine de poitrine, voire un syndrome coronaire aigu pour lesquels les explorations confirment une forte probabilité de lésion coronaire. Dans ce cas, la coronarographie sera indiquée d'emblée. Les patients porteurs de stents coronaires ne doivent également pas être surveillés par le coroscanner.

De même, cet examen est inutile lorsqu'il y a des calcifications coronaires importantes, génératrices d'artefacts ne permettant pas une évaluation précise du degré de sténose.

Quels résultats ?

Compte tenu de sa forte valeur prédictive négative (97 %), un scanner coronaire normal permet d'éliminer une maladie coronarienne et implique, dans ce cas, la recherche d'une éventuelle autre cause aux douleurs. En conséquence, sachant que près de 35 % des coronarographies faites pour éliminer une origine coronarienne sont normales, le coroscanner devrait permettre d'éviter un nombre relativement important de ces coronarographies normales.

Le score calcique

Sans injection de produit de contraste, on peut obtenir le score calcique coronaire, qui est une évaluation chiffrée de l'étendue des plaques athéromateuses calcifiées présentes sur les artères coronaires :

  • Si le score est < 100, le risque d'évènement cardiovasculaire est faible.
  • Pour un score compris entre 100 et 400, il est recommandé d'avoir une correction optimale des différents facteurs de risque cardiovasculaires modifiables. Par exemple, l'objectif d'un traitement de l'hypercholestérolémie sera plus strict.
  • Si le score est > 400, le risque d'évènement cardiovasculaire est élevé et l'on peut proposer de rechercher l'existence d'un défaut de perfusion du cœur à l'effort par scintigraphie d'effort-Persantine, échocardiographie de stress ou IRM cardiaque de stress.

En conclusion, le coroscanner est un examen permettant de diagnostiquer des lésions des artères coronaires, pour lesquelles la principale indication reste la douleur thoracique atypique du patient à risque cardiovasculaire faible ou moyen.

Docteur Marc RICHAUD, Cardiologue au CIEM
Docteur Marc RICHAUD
Cardiologue au CIEM
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