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Bienvenue Nous vous invitons à lire ici des articles clairs, concrets et efficaces, rédigés par les membres de l’équipe médicale du CIEM. Notre volonté est de vous sensibiliser à travers une information fondée sur nos compétences et notre expérience.
Bonne lecture.
L’équipe médicale du CIEM.

Le dépistage du cancer pulmonaire en 2016

Pourquoi dépister le cancer pulmonaire ?

Car il s'agit du 4e cancer en France avec 40 000 nouveaux cas chaque année, responsable de 30 000 décès annuels. Par conséquent, il est souhaitable de mettre en place une politique de dépistage du cancer pulmonaire. Il existe une prédominance masculine, avec un âge moyen de diagnostic de 65 ans et la survie tous stades confondus est de 14 % à 5 ans. Le tabagisme est le principal facteur de risque de la survenue d'un cancer pulmonaire.
Dans toute pathologie, et notamment en cancérologie, l'objectif du dépistage est de mettre en évidence des lésions, soit pré-cancéreuses, soit cancéreuses, mais à des stades précoces, permettant ainsi d'obtenir une nette amélioration de la survie des patients dépistés.

Ainsi, les études montrent que les formes précoces sont associées à un taux de guérison de 80 %, alors que les formes avancées sont presque toujours fatales.

Chez qui dépister le cancer pulmonaire ?

Il est clairement établi que le dépistage ne doit concerner que les patients à risque, donc uniquement les patients fumeurs. Pour les patients non-fumeurs, le dépistage est inutile en terme de diagnostic et pourrait même être délétère. Ainsi, la découverte de lésions au scanner chez un patient non-fumeur correspond quasi systématiquement à des cicatrices d'infections anciennes. Cependant, la mise en évidence de ce type de lésions amène le plus souvent à des explorations et des interventions sources d'effets indésirables pouvant être majeurs, sans oublier les conséquences psychologiques de la découverte de ce type de lésions.
L'ensemble des études, qu'elles soient américaines ou européennes, préconise de cibler le dépistage du cancer pulmonaire uniquement chez les patients de plus de 55 ans, fumeurs actifs ou anciens fumeurs sevrés depuis moins de 15 ans et dont le tabagisme est supérieur à 30 paquets-année (un paquet-année correspondant à la consommation d'un paquet de cigarettes par jour pendant un an).

Comment dépister le cancer pulmonaire dans la population cible ?

L'examen de référence en 2016 est le scanner thoracique low-dose (délivrant de faibles doses de radiations ionisantes). La sensibilité de cet examen est excellente pour le dépistage des petites lésions, mais la spécificité est moyenne avec comme conséquence un taux non négligeable de faux-positifs, d'où l'importance de réserver cet examen à la population cible.

Ainsi, certaines études montrent qu'avec cette stratégie de dépistage la mortalité spécifique diminue de 20 %.
La radiographie pulmonaire est moins efficace dans le dépistage du cancer pulmonaire car les lésions retrouvées sont de taille supérieure à celles retrouvées lors des scanners low-dose. Dans le cadre du bilan du CIEM, la radiographie de thorax, outre le dépistage pulmonaire, est également utile au bilan cardiologique car elle permet d'évaluer la taille du cœur.
L'avenir dans le dépistage du cancer pulmonaire, comme dans d'autres pathologies cancéreuses, sera dans les études génétiques et notamment par la mise en évidence de micro ARN, correspondant à des mutations du génome entrant dans le déclenchement de la survenue d'un cancer.

Que fait-on au CIEM pour dépister le cancer pulmonaire ?

Le recensement des participants à nos bilans montre que le tabagisme est de moins en moins important, et ainsi les adhérents potentiellement ciblés par le dépistage du cancer pulmonaire sont en effectif très réduit. Ainsi, nous recommandons à nos patients grands fumeurs actifs ou récemment sevrés de réaliser un scanner thoracique de dépistage au décours de notre bilan.
Bien entendu, la meilleure des recommandations est l'information sur les moyens d'obtention de l'arrêt du tabac, action qui est non seulement bénéfique sur la prévention de la survenue du cancer pulmonaire, mais également sur la survenue de maladies cardiovasculaires. Cependant, la décision de ne pas pratiquer, au cours du bilan du CIEM, de scanner thoracique, n'est pas figée et s'adaptera, comme l'ensemble de notre bilan, aux recommandations des sociétés savantes.

Docteur Guy Scemama
Docteur Guy Scemama
Directeur Médical du CIEM
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