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Bonne lecture.
L’équipe médicale du CIEM.

Du bon usage du dosage des PSA (Antigène Spécifique de la Prostate) en médecine préventive

Le cancer de la prostate peut être diagnostiqué précocement lors du dépistage recommandé par l'Association Française d'Urologie à tout homme à partir de 50 ans. Ce dépistage comprend un dosage du PSA et un toucher rectal.

Qu'est ce que la prostate ?

La prostate est une glande de l'appareil reproducteur masculin qui se situe sous la vessie et en avant du rectum, et qui entoure l'urètre. Son volume normal est d'environ 20 cm³ (soit 20 g). La prostate a plus ou moins la forme d'une châtaigne. Elle participe à la production de 10 à 20 % du liquide séminal.

Quelles sont les pathologies prostatiques les plus fréquentes ?

La prostate augmente de taille avec l'âge. L'hyperplasie bénigne de la prostate (ou adénome de la prostate) est une situation très fréquente chez l'homme, qui peut entraîner une gêne urinaire. La survenue de signes urinaires doit faire rechercher une pathologie prostatique : hypertrophie bénigne le plus souvent, infection prostatique ou prostatite, cancer prostatique plus rarement.

Qu'est-ce que le PSA ?

Le PSA est une substance produite par la prostate. C'est une glycoprotéine sécrétée par les cellules prostatiques. La production du PSA est liée au poids de la prostate et à l'activité prostatique. Sa concentration sanguine peut augmenter dans toutes les pathologies de la prostate (une élévation du PSA ne veut pas dire qu'il y a un cancer). Le dosage sanguin du PSA est utilisé pour le dépistage des pathologies prostatiques.

Le PSA est la somme de deux formes du PSA : la forme libre non liée aux protéines représente 30 % du PSA, la forme liée représente 70 %. La forme liée augmente en cas de cancer, la forme libre augmente en cas d'hypertrophie bénigne. Le rapport PSA libre/PSA total tend à s'abaisser en cas de cancer.

La normale du PSA varie en fonction de l'âge (Tableau 1). Rappelons qu'en-dessous de 4 ng/ml, 9 hommes sur 10 n'ont pas de cancer prostatique, et que au-dessus de 4 ng/ml, 7 hommes sur 10 n'ont pas de cancer prostatique. Il n'y a pas de valeur seuil en deçà de laquelle il n'y a aucun risque de cancer.
Le PSA est la somme de deux formes du PSA : la forme libre non liée aux protéines représente 30 % du PSA, la forme liée représente 70 %. La forme liée augmente en cas de cancer, la forme libre augmente en cas d'hypertrophie bénigne. Le rapport PSA libre/PSA total tend à s'abaisser en cas de cancer.

Il existe plusieurs méthodes de dosage du PSA, dont les résultats peuvent varier d'un laboratoire à l'autre avec des écarts de 20 % des valeurs, ce qui justifie de comparer des valeurs de PSA obtenues par la même technique.

Il existe des situations non pathologiques d'élévation du PSA : le PSA augmente dans les 48 heures suivant une éjaculation, après un toucher rectal, dans les 48 heures qui suivent un exercice physique intense, en particulier le vélo.

Y a-t-il des facteurs de risque de cancer prostatique ?

L'âge est le facteur de risque principal. Les populations antillaises ou noires sont plus sujettes au cancer de la prostate. Dix pour cent sont des formes familiales héréditaires associées à des facteurs génétiques connus ; 20 % sont des formes familiales sans facteur génétique connu à ce jour (il n'est d'ailleurs pas démontré que les formes familiales sont plus précoces ou plus graves).

Quand doser le PSA ?

L'Association Française d'Urologie considère que le dosage du PSA est utile chez les patients pour lesquels le diagnostic d'un cancer prostatique modifierait la prise en charge. Par exemple, chez un sujet très âgé, le risque de mourir du cancer de la prostate est faible en regard du risque de décès de toute autre cause. Lorsqu'il y a lieu d'envisager un dépistage précoce du cancer de la prostate, un dosage du PSA est réalisé. En effet, on découvre environ 65 000 nouveaux cas de cancer prostatique chaque année, dont 80 % sont découverts à un stade débutant localisé. Ceci incite à encourager le dépistage après 50 ans, comme le recommande l'Association Française d'Urologie (et même dès 45 ans comme le fait le CIEM) ce qui permet de proposer un traitement permettant la guérison. En cas de forte suspicion, l'urologue proposera, le plus souvent après une IRM, des biopsies prostatiques pour confirmer ou infirmer le cancer.

Valeurs normales du PSA en fonction de l'âge (d'après la Haute Autorité de Santé, Avril 2013)

PSA total (ng/ml)

Avant 50 ans < 2,5
50-60 ans < 3,5
60-70 ans < 4,5
70-80 ans < 6,5

Dr Marina KARMOCHKINE
Dr Marina KARMOCHKINE
Médecin Interniste
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