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Bienvenue Nous vous invitons à lire ici des articles clairs, concrets et efficaces, rédigés par les membres de l’équipe médicale du CIEM. Notre volonté est de vous sensibiliser à travers une information fondée sur nos compétences et notre expérience.
Bonne lecture.
L’équipe médicale du CIEM.

Quel régime en 2013 ?

L’obésité est le fléau du XXIeme siècle avec 14,5 % d’obèses en France et 34,5 % aux Etats-Unis, et ces chiffres ne font qu’augmenter.

Dans certains états des Etats-Unis, les statistiques montrent que les enfants auront une espérance de vie moindre que celle de leurs parents. L’obésité favorise l’apparition du diabète, de cancers et de maladies cardio-vasculaires comme l’hypertension artérielle et l’infarctus du myocarde.

Depuis l’avènement de la mondialisation, l’alimentation a tendance à s’uniformiser, et la France, malgré ses traditions culinaires, est tout aussi touchée par la montée de l’obésité. Actuellement dans les pays occidentaux, le régime méditerranéen paraît le mieux adapté pour résister à la montée de l’obésité. En effet, des études ont montré qu’en Crète l’espérance de vie est la plus élevée d’Europe, cela serait lié au régime alimentaire de cette population. Les Japonais ont, quant à eux, l’espérance de vie la plus longue du monde et cela pourrait être dû en partie à leur régime alimentaire à base de poissons et de riz.
Le régime méditerranéen est basé sur la consommation régulière de légumes, fruits, crudités, céréales, graines, laitages, poissons et viandes blanches, l’huile d’olive étant utilisée comme matière grasse. Ce concept de régime a été validé par une étude importante comparant 3 régimes (1 pauvre en lipides, 1 pauvre en calories et glucides et le régime méditerranéen). Au bout de 20 semaines, il n’y avait pas de différence significative entre le groupe suivant le régime méditerranéen et celui suivant le régime pauvre en glucides et calories. Il paraît donc préférable de suivre le régime méditerranéen, moins contraignant.
D’autre part, il a été mis en évidence qu’il existe une corrélation inverse entre la consommation de viande rouge et de fibres sur la prise de poids. A savoir, plus la consommation de fibres est importante, plus le poids baisse et inversement pour la viande rouge.
Enfin, certains auteurs ont repris des éléments du régime méditerranéen en insistant sur l’importance de la consommation de graines et en particulier la prise de noix. A ce jour il n’y a pas d’étude montrant l’influence positive de cette consommation.

Quels autres paramètres pourraient influencer la prise de poids ?

Certaines études ont montré que la prise alimentaire après 15 h était déconseillée, car elle augmentait la prise de poids. Par ailleurs, le fait de sauter un repas n’aurait aucune influence sur la perte de poids. D’autres études ont observé que la diminution du temps de sommeil pouvait avoir une influence sur la prise alimentaire, à savoir que les gens éveillés plus longtemps avaient tendance à consommer plus de nourriture et étaient donc plus à risque d’obésité.

Qu’en est il de la consommation de vin ?

La prise régulière et peu importante (1 verre de vin par jour) a un effet bénéfique sur le métabolisme et cela serait dû à la présence de polyphénols contenus dans le vin rouge. Cette substance est en quantité moindre dans la bière et encore moindre dans les spiritueux.
A contrario, la prise excessive d’alcool (vin, bière, spiritueux) entraîne non seulement des maladies type cirrhose, pancréatite chronique et cancers, mais aussi une prise de poids non négligeable.

Que pensez des régimes hyperprotéinés ?

Certes, la perte de poids est rapide et significative, mais au prix d’un dérèglement du métabolisme se traduisant par une élévation du cholestérol. Il a été observé que lors d’un apport excessif en protéines au sein du tube digestif, la flore intestinale se modifie entraînant une dérégulation de l’eau, une modification de la teneur en nitrites et une augmentation d’éléments oxydatifs. De plus, par une perte de poids trop rapide, ce régime modifie l’équilibre de la composition de la bile, pouvant générer des calculs. Ceux-ci peuvent entraîner des inflammations de la vésicule biliaire et des voies biliaires. Enfin, l’apport excessif de protéine pourrait à la longue entraîner des problèmes rénaux.

Quand faut-il mettre en route un régime ?

La question se pose lorsque l’indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 25. Cet IMC se calcule à partir du poids divisé par la taille au carré. On parle de surpoids au-delà de 25. Il est alors conseillé de rééquilibrer son alimentation. A partir de 30, il est impératif de mettre en place un équilibre alimentaire et de s’y tenir en permanence. Les risques sont d’autant plus importants que la barre des 35 (obésité sévère) est passée. Au-delà d’un IMC à 40 (obésité morbide), l'espérance de vie est réduite d’une quinzaine d'années.

Voici quelques rappels des règles de base d’un régime équilibré :

La dépense énergétique journalière d’une femme est d’environ 2000 Kcal par jour et celle d’un homme d’environ 2400 Kcal par jour. La prise alimentaire doit être répartie en 3 repas en sachant que le petit déjeuner est un repas important. Chaque repas doit être composé d’aliments pauvres en graisses animales et en sucres rapides, mais riches en fibres. Il doit être pris au calme et doit durer au moins 15-20 mn. Enfin, il est recommandé de pratiquer une activité physique régulière, à raison de 2 séances par semaine d’au moins 45 minutes.

Quelques exemples de la teneur en calories de certains plats :

Entrecôte frites 1070 Kcal
Pizza 4 fromages 1300 Kcal
6 maki au saumon 220 Kcal
6 maki californiens 430 kcal
Poisson riz 600 Kcal
Pâtisserie 300 Kcal
Viennoiserie 250 Kcal
Portion de fromage :
chèvre frais
camembert
comté

60 Kcal
100 Kcal
130 kcal
1 verre de vin 70 Kcal
1 yaourt nature 60 kcal
Dr Franck IGLICKI
Dr Franck IGLICKI
Médecin au CIEM
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