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Bienvenue Nous vous invitons à lire ici des articles clairs, concrets et efficaces, rédigés par les membres de l’équipe médicale du CIEM. Notre volonté est de vous sensibiliser à travers une information fondée sur nos compétences et notre expérience.
Bonne lecture.
L’équipe médicale du CIEM.

Le stress et l'hypertension artérielle (HTA)

Le stress et de nombreux facteurs environnementaux participent à élever la pression artérielle, mais le stress n’est pas responsable d’HTA permanente, une idée fréquemment reçue dans l’esprit du public.

Un des rôles du médecin dans la prise en charge de l’HTA est d’expliquer l’impact du stress et d’aider le patient à le gérer et de s’assurer que l’observance du traitement est régulière, indépendamment des conditions de stress.

La pression artérielle (PA) n’est pas une constante, mais est soumise à de nombreuses variations physiologiques. Pour être fiable, la mesure de la pression artérielle doit avoir lieu en dehors de conditions aiguës de stress. C’est pour cette raison que l’on essaie de standardiser la méthode de mesure de la PA, en la mesurant après plusieurs minutes de repos, en consultation comme à domicile.

L’activité physique, le calcul mental, les émotions, parler en public, être soumis au stress font monter la pression artérielle.

Le tableau en bas de page indique les variations de PA en fonction de l’activité d’un adulte normotendu.

Les différents stimuli contribuent à la variabilité de la PA. Ces variations de la pression artérielle sont physiologiques. Elles permettent l’adaptation du système cardiovasculaire aux différentes conditions de fonctionnement de l’organisme. Différents travaux de recherche clinique ont confirmé les effets du stress sur la pression artérielle. Citons en deux exemples : chez l’animal (rongeur en cage), la privation de l’alternance nuit-jour est un stress qui fait monter la PA. Chez l’homme, le calcul mental augmente la PA de façon plus importante chez l’hypertendu que chez le sujet normotendu.

Le rôle du stress sur la PA n’est pas perçu de façon identique par les patients et par les médecins.

- Pour le public et les patients : le mode de vie a une importance sur l’apparition de l’HTA ; le stress en général et le stress de la vie professionnelle peuvent déclencher l’HTA ; l’HTA peut être une cause de stress. Près d’un tiers des Français pensent que l’HTA et l’hypertension nerveuse sont identiques.

- Pour les médecins : le stress n’est pas à l’origine de l’HTA, mais il peut l’entretenir et doit donc être géré. Les patients doivent être rassurés sur le rôle temporaire et réversible du stress. Il est pris en charge par le médecin et le patient, mais les différents traitements du stress (thérapie comportementale et sophrologie, yoga) ne font pas disparaître l’HTA.

Par ailleurs, la suppression définitive des contraintes de la vie courante est impossible, patients et médecins doivent l’accepter. Même la mise à la retraite ne fait pas disparaître l’HTA, une autre idée fausse couramment évoquée par les patients…

La motivation sur la prise en charge et le traitement de l’HTA doit être renforcée, afin que les patients ne s’abritent pas derrière le rideau rassurant du rôle du stress dans leur hypertension.

Le Comité Français de Lutte contre l’HTA (http://www.comitehta.org/) a édité une brochure très utile consacrée au stress et à l’HTA dans laquelle on découvre une série de conseils destinés aux hypertendus stressés. Ceux-ci sont rassemblés ci-après.

Conseils du CFLHTA aux hypertendus stressés :

  • Si votre pression artérielle est élevée mais a été prise dans une période de stress, dites-le à votre médecin, et faites-la mesurer à nouveau, dans un moment de calme ou à la maison.
  • Si vous êtes traité pour une hypertension artérielle, sachez qu’un stress peut s’accompagner d’une élévation ponctuelle de votre pression artérielle, comme chez tout le monde.
  • Les moyens utilisés pour traiter le stress ne sont pas efficaces pour soigner l’hypertension. En revanche, ils permettent de mieux la vivre et de mieux la maîtriser.
  • Les médicaments de l’hypertension artérielle ne sont pas des « antistress ». Ils n’empêchent pas la tension de monter sous l’effet d’une émotion, d’une contrariété, d’une angoisse.
  • Il faut apprendre à gérer son stress, en particulier lorsqu’on est hypertendu . Pour autant, il ne faut pas chercher à l’éliminer totalement. Le stress peut en effet être positif. C’est un « moteur » indispensable pour s’adapter aux situations que l’on rencontre dans la vie.
  • Si vous êtes hypertendu, prenez votre traitement tous les jours, ne l’interrompez jamais de votre propre initiative. Même si vous n’êtes plus dans une situation de stress, son arrêt provoque, systématiquement, le retour de l’hypertension.
Dr Jacques JULIEN
Dr Jacques JULIEN
Cardiologue au CIEM
Type d’activité Variation de la
PA systolique (mmHg)
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