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Bienvenue Nous vous invitons à lire ici des articles clairs, concrets et efficaces, rédigés par les membres de l’équipe médicale du CIEM. Notre volonté est de vous sensibiliser à travers une information fondée sur nos compétences et notre expérience.
Bonne lecture.
L’équipe médicale du CIEM.

Dysfonction érectile
Concerné ou à risque ? Pourquoi ? Que faire ?

La dysfonction érectile se définit par l'incapacité d'avoir ou de maintenir une érection suffisante pour avoir des rapports sexuels satisfaisants. Si près de 20 % des hommes de plus de 50 ans interrogés se déclarent non satisfaits de la qualité de leur érection, la prévalence des troubles de l'érection est d'environ 50 % au-delà de 50 ans. Le trouble est le plus souvent d'origine multi factorielle.

La maladie athéromateuse est la première cause de dysfonction érectile organique. ainsi, le tabagisme, les dyslipidémies, l'hypertension artérielle et le diabète sont autant de facteurs de risque.

Parmi les autres causes possibles de dysfonction érectile, on trouve les troubles endocriniens (déficit androgénique, hyperprolactinémie), certaines maladies neurologiques, les séquelles de traumatisme de la verge, certains effets secondaires médicamenteux (traitements antidépresseurs, antihypertenseurs…), ainsi que le traitement du cancer de la prostate.

Affirmer la dysfonction érectile

L'évaluation repose d'abord et avant tout sur l'interrogatoire qui est idéalement mené en présence du partenaire. Il est essentiel de caractériser le symptôme qui motive la consultation. S'agit-il d'un réel trouble de l'érection, d'une baisse de la libido ou d'un trouble de l'éjaculation ? La persistance d'érections nocturnes ou matinales est plutôt un facteur de bon pronostic et oriente davantage vers une origine psychogène.
Depuis combien de temps les symptômes évoluent-ils ? Plus la période d'abstinence aura été prolongée plus il sera difficile de trouver une solution thérapeutique simple.

Bilan de première intention

Le bilan doit faire suite à un examen clinique complet (examen de la verge, des organes génitaux externes, des caractères sexuels secondaires, un examen neurologique du périnée). Le toucher rectal est essentiel à la recherche d'une pathologie prostatique.

Le bilan biologique de première intention comporte : glycémie à jeun, bilan lipidique, prolactinémie (en cas de trouble de la libido) et testostéronémie. Un dosage de l'antigène spécifique de la prostate (PSA) est également recommandé dans ce contexte.

Prise en charge

Dans un premier temps, la lutte contre les facteurs de risques cardiovasculaires (diabète, hypercholestérolémie, tabac, surcharge pondérale…) est essentielle. Le remplacement de certains traitements susceptibles d'induire une dysfonction érectile est recommandé dans la mesure du possible.

Le traitement médicamenteux de référence repose sur la prescription d'inhibiteur de la phospho-diestérase pour lequel plusieurs molécules sont disponibles (Viagra, Cialis…). Le traitement pour être efficace doit systématiquement être associé à une stimulation sexuelle. Le délai d'action est compris entre 30 et 60 minutes. Ce dernier peut être allongé si le comprimé est pris à proximité d'un repas. La durée d'action varie entre 4 et 18 heures. Le traitement est prescrit à posologie progressivement croissante jusqu'à atteindre une dose efficace. Les principaux effets secondaires sont des céphalées, une sensation de flush cutané ou une turgescence nasale.

Dr Guy SCEMAMA
Dr Guy SCEMAMA
Médecin au CIEM
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