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Bienvenue Nous vous invitons à lire ici des articles clairs, concrets et efficaces, rédigés par les membres de l’équipe médicale du CIEM. Notre volonté est de vous sensibiliser à travers une information fondée sur nos compétences et notre expérience.
Bonne lecture.
L’équipe médicale du CIEM.

La reprise du sport

Souhait du médecin à la fin de la visite annuelle du CIEM ou résolution de l'adhérent au retour de vacances, la reprise du sport requiert un préalable en plusieurs points :

1. Une motivation qui ne peut croître que si le médecin en énonce l'intérêt : la pratique régulière du sport améliore le diabète, la pression artérielle, le cholestérol, augmente l'espérance de vie en bonne santé et aurait de plus un effet protecteur contre certains cancers (sein, côlon, prostate). Bénéfice : 56 millions d'euros pour la CPAM.

2. Un sport adapté à l'aptitude naturelle : les doués en endurance dont la fréquence cardiaque ne s'élève pas trop vite à l'effort iront plutôt vers la course à pied ou le vélo, tandis que les autres s'orienteront plutôt vers un sport de balle, où les efforts sont entrecoupés d'un moment de récupération. L'idéal étant un sport d'endurance associé à un travail de renforcement musculaire.

Dépense énergétique moyenne au cours de différentes activités physiques réalisées par un sujet sain avec un niveau technique adapté et dans des conditions environnementales normales :

Marche à plat 3 km/h 5 km/h 2,5 / 3,5
Marche en montagne sans charge/avec charge 5 kg 6,9 / 7,5
Golf à pied 4-5
Vélo calme / modéré / intense 4 / 6 / 7-9
Nage lente / rapide 4-5 / 7-9
Course à pied 10 km/h / 12 km/h 10 / 12
Tennis simple / double 7,5 / 6
Ski alpin 6-10
Activité physique / Dépense énergénique en METS

3. Apporter du plaisir : on ne s'inscrit pas en salle de sport sans goût pour cette activité, ou en piscine, au seul prétexte que c'est bon pour le dos.

4. Un bilan médical (obligatoire pour l'obtention d'une licence sportive depuis 1975) qui apprécie les antécédents médicaux, les éventuels symptômes, le bilan biologique, l'examen clinique (HTA ?).

Le feu vert sera donné par le test d'effort, systématique après 40 ans chez l'homme et après 50 ans chez la femme ou plus tôt en cas de diabète, d'hypertension artérielle ou d'excès de cholestérol. Le test d'effort permet de conclure à l'absence de risque coronarien et est un guide pour la pratique future. Il permet d'évaluer la capacité d'effort en METS (1 MET = une unité du métabolisme de base) par exemple 7,5 METS permet la pratique du tennis en simple.

5. Une reprise progressive et adaptée. L'âge n'est pas un facteur limitant pour reprendre une activité physique ; après 65 ans, l'exercice aux doses recommandées par l'OMS associé à deux ou trois séances de renforcement musculaire réduit de 50 % les maladies cardio-vasculaires et de 15 % le diabète. La reprise du jogging après des années d'inactivité peut commencer par une marche entrecoupée d'une phase de course à pied de plusieurs minutes qui s'allongeront au fil des sorties. Pour obtenir un bénéfice optimum, l'effort doit être effectué majoritairement en aérobie (où l'organisme n'utilise que de l'oxygène). Ce qui correspond à environ 75 % de la fréquence cardiaque maximale (fréquence la plus élevée atteinte lors d'un effort maximal en courant avec un cardiofréquencemètre ou lors de la pratique du test d'effort) ou à défaut de la fréquence maximale théorique égale à 220 moins l'âge.
Les recommandations de l'OMS sont de pratiquer un exercice de 30 mn 5 fois par semaine. Le cardiologue munis des données du test d'effort pouvant personnaliser ces conseils. Le but étant d'atteindre progressivement une durée de 40 minutes (c'est le seuil d'un bénéfice cardiaque plus important) 3 fois par semaine.

Seuls deux traitements sont validés contre le vieillissement : la diététique restrictive et l'activité physique contrôlée. Muni du certificat de non contre-indication qui passe par la réalisation du test d'effort, le souhait du médecin et la résolution de l'adhérent pourront prendre forme et ne pas tomber dans les affres du « sedentary death syndrom », nouvelle entité décrite par les épidémiologistes américains.

Dr Olivier CHARON
Dr Olivier CHARON
Cardiologue
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