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Bienvenue Nous vous invitons à lire ici des articles clairs, concrets et efficaces, rédigés par les membres de l’équipe médicale du CIEM. Notre volonté est de vous sensibiliser à travers une information fondée sur nos compétences et notre expérience.
Bonne lecture.
L’équipe médicale du CIEM.

Dépistage : prévention du cancer du col utérin et Papillomavirus

70 à 80 % des hommes et des femmes de 50 ans ont été infectés par le Papillomavirus.

La contamination se fait par voie sexuelle, particulièrement au début de la vie sexuelle (et donc touche les sujets jeunes), par un contact cutanéomuqueux. Les préservatifs ne préviennent que partiellement l'infection. Le virus peut se transmettre par le sexe, la bouche et le contact avec les doigts.

Dans plus de 90 % des cas, le virus disparaît et la guérison est naturelle en quelques mois. Cependant 3 à 5 % des femmes n'arriveront pas à se débarrasser du virus et le portage chronique pourra induire des lésions du col de l'utérus.

Il existe plus de 60 types de Papillomavirus mais seuls certains d'entre eux sont oncogènes (apparition d'altération des cellules du col de l'utérus appelée dysplasie).

Lorsque ces lésions ne sont pas dépistées, puis traitées, elles risquent de progresser et d'aboutir à des lésions précancéreuses, puis cancéreuses. Les HPV 16 et 18 sont responsables d'environ 70 % des cancers du col de l'utérus dans le monde.

L'histoire naturelle du cancer du col est longue (1 à 2 décennies) entre l'exposition au virus HPV, la persistance de l'infection virale dans le col, le développement de lésions précancéreuses et l'apparition du cancer.

En 2018, en France métropolitaine, le nombre de nouveaux diagnostics de cancers du col utérin est estimé à 2 920 et le nombre de décès à 1 117.

Ces Papillomavirus sont aussi responsables de cancers de l'anus, de la vulve, du vagin, du pénis et de l'oropharynx.

En 2009, une étude épidémiologique française a montré que 82 % des cancers invasifs du cancer du col de l'utérus étaient associés aux HPV 16 et 18.

L'infection par les sous-types oncogènes n'est pas suffisante pour aboutir à une dysplasie ou un cancer. D'autres facteurs sont nécessaires, comme le tabagisme, un terrain médical immunodéprimé ou des facteurs génétiques. Parfois, il n'y a pas d'autre facteur de risque.

D'autres types d'HPV sont responsables de l'apparition de condylomes, sortes de verrues qui apparaissent sur la peau et les muqueuses des organes génitaux.

Les verrues plantaires, quant à elles, sont dues à un type de Papillomavirus à bas risque et sont sans relation avec les lésions que l'on peut retrouver sur le périnée.

La prévention se fait de 2 manières :

  • Par l'administration d'un vaccin : la vaccination HPV, efficace et sûre, est recommandée dès l'âge de 11 ans chez les jeunes filles. La couverture vaccinale en France (≃ 25 %) est insuffisante.
Dépistage : prévention du cancer du col utérin et papillomavirus
  • Elle ne concerne actuellement que les filles et les jeunes garçons ayant des rapports homosexuels. Cette discrimination à l'égard des garçons est due au coût du vaccin et aux limites financières émises par les autorités de santé. Dans les pays à forte couverture vaccinale, comme l'Australie où plus de 70 % des jeunes filles et jeunes garçons sont vaccinés, l'incidence du cancer dû au virus décroît de façon significative. Le Gardasil 9, vaccin nonavalent remboursé en France, a remplacé le vaccin quadrivalent en 2019. Ce nouveau vaccin protège contre les HPV impliqués dans près de 90% des cas de cancer de l'utérus.
  • Par la réalisation régulière de frottis qui détecte ces lésions bien en amont et permet de les traiter avant qu'elles ne s'aggravent. Les lésions précancéreuses du col de l'utérus sont généralement asymptomatiques et leur diagnostic dépend de l'intensité et de la qualité du dépistage.

La stratégie de dépistage du cancer du col chez les femmes de plus de 30 ans passe actuellement par la réalisation d'un frottis tous les 3 ans, et la recherche du Papillomavirus (HPV) si le frottis est inflammatoire.

Les nouvelles modalités de dépistage du cancer du col, validées par les sociétés savantes et la Haute Autorité de Santé consisteront en une recherche du virus sur le même type de prélèvement puis la réalisation du frottis si le virus est présent. Ces nouvelles modalités, plus pertinentes pour un dépistage en population générale du cancer du col, seront mises en œuvre dès que la CPAM en aura précisé la nomenclature. Si le Papillomavirus n'est pas retrouvé sur le col utérin, un nouveau prélèvement sera effectué 5 ans plus tard.

Un auto-prélèvement par les patientes, (envoi d'un kit à domicile) permettra d'élargir le dépistage aux femmes qui vivent dans les régions sous-dotées en gynécologues ou sages-femmes.

Pour les femmes de moins de 30 ans, le protocole reste identique à celui réalisé actuellement.

Nous avons d'ores et déjà décidé d'appliquer ces recommandations au CIEM et mis en place le dépistage du cancer du col de l'utérus selon ces modalités plus efficaces.

Dr Véronique CAYOL - Gynécologue au CIEM
Dr Véronique CAYOL
Gynécologue au CIEM
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