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Bienvenue Nous vous invitons à lire ici des articles clairs, concrets et efficaces, rédigés par les membres de l’équipe médicale du CIEM. Notre volonté est de vous sensibiliser à travers une information fondée sur nos compétences et notre expérience.
Bonne lecture.
L’équipe médicale du CIEM.
En bref...

51 % des plus de 65 ans auraient une maladie méconnue des valves cardiaques


Une étude publiée dans l'European Heart Journal a inclus 2 500 personnes âgées de 65 ans et plus, à partir d'une population suivie en soins primaires. Ils ont recherché une valvulopathie non diagnostiquée en utilisant l'échographie cardiaque. Les résultats montrent qu'une valvulopathie nouvellement identifiée (principalement de forme légère) a été détectée chez 51 % des participants. Il s'agissait d'un rétrécissement aortique calcifié dans 34 % des cas, d'une insuffisance mitrale dans 22 % des cas et d'une insuffisance aortique dans 15 % des cas. En projetant ces résultats à l'aide de données démographiques, les auteurs estiment que les valvulopathies augmenteront considérablement au cours des cinq prochaines décennies, suivant le vieillissement de la population. En effet, dans les pays occidentaux, les causes rhumatismales des valvulopathies ont été remplacées par des causes dégénératives. La prévalence des valvulopathies cliniquement significatives devrait doubler avant 2050.

Quelle sera notre espérance de vie en 2030 ?


L'espérance de vie augmente de façon régulière dans les pays à hauts niveaux de revenus depuis plusieurs dizaines d'années. Une étude britannique parue dans The Lancet vient de publier les prévisions nationales de mortalité et d'espérance de vie de 35 pays industrialisés à l'horizon 2030. Ces projections indiquent qu'il y a une forte probabilité pour que l'espérance de vie continue d'augmenter dans les pays industrialisés comme les Amériques, l'Australie, l'Europe centrale et de l'Ouest et en Asie du Pacifique. Le gain d'espérance de vie le plus important sera obtenu en Corée du Sud, en Europe de l'Ouest et dans certains pays émergents d'Europe centrale. Ainsi, il existe une probabilité de plus de 50 % pour que l'espérance de vie des femmes dépasse les 90 ans en 2030, alors que cette limite paraissait inatteignable au début du 21e siècle. À l'opposé, les gains les plus faibles sont attendus aux États-Unis, au Japon, en Suède, en Grèce, en Macédoine et en Serbie. L'essentiel de ce gain d'espérance de vie est lié à une augmentation de la longévité chez les plus de 65 ans, conformément au vieillissement observé de la population dans les pays à hauts niveaux de revenus.

Où le risque d'AVC fond avec le chocolat


Une vaste étude de cohorte prospective a été réalisée au Japon qui ne peut... qu'alimenter le débat. L'objectif a été des plus simples sur le plan conceptuel : rechercher une association entre la consommation de chocolat et le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC). La méthode : une étude de population composée de 84 597 sujets, dont 46 415 de sexe féminin, âgés de 44 à 76 ans au moment de la période d'inclusion, entre 1995 et 1998. A l'état basal, il n'existait aucune des pathologies suivantes : maladie cardiovasculaire, diabète ou encore cancer. La cohorte ainsi constituée a été suivie jusqu'en 2009. La consommation individuelle de chocolat a été estimée au moyen de questionnaires spécifiques remplis par chaque participant. Ces derniers se sont voulus les plus exhaustifs possibles, puisqu'ils comportaient 138 items couvrant les apports d'aliments solides et de boissons.
Au cours d'un suivi d'une durée médiane de 12,9 années, 3 558 AVC ont été dénombrés. L'analyse a mis en évidence une corrélation significative entre la consommation de chocolat et le risque d'AVC qui est apparu moindre uniquement dans la population féminine, alors que chez les hommes, il n'y avait pas d'association significative. Ces résultats se sont avérés indépendants du type d'AVC, ischémique ou hémorragique. En bref, cette étude de cohorte prospective japonaise plaide en faveur d'une association inverse entre la consommation de chocolat et le risque d'AVC... uniquement chez la femme.

La cigarette électronique n'est pas sans risque cardiovasculaire


Menée au sein de l'Université de Californie, à Los Angeles, cette étude a porté sur 42 participants âgés de 21 à 45 ans, en parfaite santé. Parmi eux, 23 étaient utilisateurs quotidiens de la e-cigarette tandis que 19 témoins ne consommaient ni cigarettes classiques, ni e-cigarettes. Les tests réalisés sur l'ensemble des participants montrent que l'usage quotidien de la e-cigarette modifie l'équilibre entre les systèmes sympathiques et parasympathiques au bénéfice du premier, avec comme conséquence une fréquence cardiaque plus élevée et une augmentation des témoins biologiques du stress oxydatif. Les effets de la e-cigarette sont associés à une augmentation du risque cardiovasculaire. Certes, l'utilisation de la e-cigarette peut se défendre dans une stratégie de réduction des risques, son usage quotidien étant certainement bien moins néfaste que la consommation de cigarettes classiques, quel qu'en soit leur nombre. Recommander la e-cigarette à des fumeurs motivés pour s'engager sur la voie du sevrage tabagique reste une bonne option. Cependant, décrire la e-cigarette comme un produit anodin comme certains fabricants le font est une double faute.
D'une part il est démontré que chez les jeunes, la e-cigarette peut être la porte d'entrée vers un tabagisme classique, d'autre part la e-cigarette accroît le risque cardiovasculaire.

N.B. : Toutes ces brèves sont la synthèse d'articles parus dans la presse médicale depuis la dernière Lettre du CIEM.

Mai 2017

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