CIEM
 
Fermer la fenêtre
Transférer cette page par email :
 
Destinataire 1 (email)
Destinataire 2 (email)
Destinataire 3 (email)
Destinataire 4 (email )
 
Votre nom
Votre adresse email
 
Bienvenue Nous vous invitons à lire ici des articles clairs, concrets et efficaces, rédigés par les membres de l’équipe médicale du CIEM. Notre volonté est de vous sensibiliser à travers une information fondée sur nos compétences et notre expérience.
Bonne lecture.
L’équipe médicale du CIEM.

Quel niveau d'activité physique doit retrouver un sédentaire ?

Nous avons en mémoire le mot d'esprit de Winston Churchill qui répondait lorsqu'on lui demandait le secret de sa longévité : no sport.

Depuis, de nombreux travaux de synthèses, d'études physiologiques, cliniques et épidémiologiques ont montré les bienfaits de l'activité physique sur la qualité et l'espérance de vie. La pratique d'une activité physique régulière est associée à une réduction de la mortalité toutes causes confondues et de la mortalité cardiovasculaire en diminuant l'incidence de la maladie coronaire et de ses facteurs de risque, diabète de type II, surcharge pondérale, dyslipidémie. D'autre part, l'exercice physique a un effet bénéfique sur l'appareil locomoteur et sur l'équilibre psychique en rapport avec le stress et l'anxiété.

Mais quel niveau d'activité physique doit retrouver un sédentaire pour avoir un effet bénéfique sur la santé ?

Une étude menée en 1986 auprès de 17 000 étudiants de l'université d'Harvard montre que les hommes qui dépensent plus de 2 000 calories par semaine (soit l'équivalent de 30 à 45 minutes de marche active ou 20 à 25 minutes de jogging par jour) ont un taux de mortalité d'un tiers plus faible que les sédentaires. Autour de 3 500 calories (plus de 6 heures d'exercice intensif), le risque de mort précoce chute de près de 50 %. Au-delà de 3 500 calories, on ne note plus de gain appréciable. La diminution du risque de mort précoce est plus importante chez les personnes de plus de 60 ans. De plus, chez les personnes qui ont un terrain familial de mort précoce avec décès d'un des deux parents avant 65 ans, la pratique régulière d'une activité physique soutenue réduit ce risque de 25 %.

Les résultats de la Framinghan Heart Study montrent que les personnes qui dépensent plus de 2 000 calories par semaine vivent en moyenne 2 ans de plus que les personnes sédentaires et avec une meilleure qualité de vie.

Une étude suédoise parue en 2009 révèle que les hommes très actifs à 50 ans (plus de 3 heures d'exercice par semaine ou 3 heures de jardinage) vivent en moyenne 2 à 3 ans de plus que les sédentaires. De plus, les hommes qui commencent à pratiquer une activité physique entre 50 et 60 ans ont, au bout de 10 ans, la même espérance de vie que ceux qui pratiquaient une activité physique régulière avant 50 ans.

Toutes ces études ont abouti à modifier les recommandations diffusées dans les années 80 qui avaient pour objectif principal d'augmenter la capacité cardio-respiratoire en favorisant des activités physiques d'intensité élevée.
Un document de référence publié par l'American College of Sports Medicine en 1998 préconise que la dose optimale pour maintenir un bon état de santé est de 3 à 5 séances par semaine de 20 à 60 minutes avec une intensité de 55 à 65 % de la fréquence maximale théorique (220-âge). Le seuil minimal pour obtenir un effet bénéfique serait de 2 séances de 10 minutes avec une intensité de 40 à 50 % de la fréquence maximale théorique.

En France, un programme national nutrition santé a été lancé en 2001, reconduit en 2006, recommandant de pratiquer 30 minutes de marche rapide par jour tous les jours, en plus de l'activité minimum réalisée chaque jour pour les tâches de la vie quotidienne.

Alors « no sport »... mais marchons, marchons comme nous y invite notre hymne national.

Docteur Alain FERRIER
Docteur Alain FERRIER
Cardiologue au CIEM
Vidéo Lancer la vidéo