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Bienvenue Nous vous invitons à lire ici des articles clairs, concrets et efficaces, rédigés par les membres de l’équipe médicale du CIEM. Notre volonté est de vous sensibiliser à travers une information fondée sur nos compétences et notre expérience.
Bonne lecture.
L’équipe médicale du CIEM.

Pourquoi le CIEM ne fait pas remplir de questionnaire avant chaque bilan ?

Depuis plusieurs années certains adhérents du CIEM suggèrent qu'on leur adresse un questionnaire médical avant leur bilan. Cette possibilité a, de nombreuses fois, été évoquée lors des réunions de synthèse auxquelles participent, tous les 2 mois, l'ensemble des médecins du CIEM afin d'améliorer la qualité des bilans.
Les informations que nous cherchons à collecter lors de nos bilans sont multiples, elles sont fonction également de l'ancienneté du bilan. Lors d'un premier bilan, il convient de recueillir l'ensemble des antécédents personnels (médicaux et chirurgicaux) et familiaux, les informations concernant l'hygiène de vie, l'existence ou non d'un suivi médical. Lors des bilans ultérieurs, les informations que nous recherchons sont différentes : évènements survenus depuis le dernier bilan (médicaux, familiaux, professionnels, modification de l'hygiène de vie), suivi des conseils donnés précédemment... Chaque réponse à une question modifie la suite de l'entretien. Dans ces conditions, d'une part les questionnaires devraient être différents entre la première visite au CIEM et les visites ultérieures, mais ils ne pourraient être que longs avec de multiples questions ouvertes, ce qui ne pourrait que rebuter les consultants et exposerait au risque d'omission.
Son seul avantage serait de réduire éventuellement la durée de la consultation comme cela s'observe dans certains centres qui adressent par courrier ou mail un questionnaire à chaque participant.

L'interrogatoire reste un temps essentiel du bilan réalisé au CIEM, que ce soit en consultation de médecine ou en consultation de cardiologie.

Après de multiples discussions, les médecins du CIEM ont décidé de poursuivre la même stratégie et de prendre le temps suffisant pour interroger chaque participant.

L'interrogatoire reste un temps essentiel du bilan réalisé au CIEM que ce soit en consultation de médecine ou en consultation de cardiologie. Des signes qui peuvent paraître insignifiants peuvent finalement orienter vers une pathologie et conduire à la réalisation d'examens complémentaires nécessaires permettant de dépister une affection. A contrario, des symptômes, qui inquiètent un participant, pourront être dédramatisés.
Surtout, l'interrogatoire est chaque fois orienté en fonction de la réponse à nos questions, et il est adapté aux éléments notés lors des consultations antérieures, ce qui serait impossible avec un questionnaire papier. Avant chaque consultation, les médecins prennent en effet le temps de relire le dossier médical. D'autre part, l'interrogatoire est plus convivial, plus humain qu'un questionnaire. J'avoue personnellement avoir été très marqué par mon Maître, le Pr Pierre Godeau, qui durant mon Internat et mon Clinicat ne cessait de nous répéter : « si vous ne prenez pas le soin de prendre le temps d'interroger votre patient, vous vous égarerez. Dans la majorité des cas, on porte le diagnostic à l'interrogatoire : prenez votre temps et orientez vos questions ». Ces mots sont gravés dans mon cerveau. Mes collègues ont des formations équivalentes et ont le même avis, ce qui explique notre mode de fonctionnement.

Dr Gilbert TUCAT
Dr Gilbert TUCAT
Directeur Médical
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